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[SR5] Wallpaper de l’écran du Maître

Mercredi 20 novembre 2013

La très belle illustration du futur Écran du Maître de Shadowrun 5, signée Victor Manuel Leza Moreno et représentant le club mythique Dante’s Inferno, est disponible sous forme de fond d’écran sur le site du jeu.

>> Voir : La page dédiée aux fonds d’écran sur le site officiel Shadowrun

[SR5] Couverture de Splintered State

Mardi 17 septembre 2013

Splintered State sera le scénario d’introduction pour Shadowrun 5, comme l’étaient Premier Run pour SR3 et En Pleine Course pour SR4. Catalyst Game Labs vient d’en dévoiler la couverture sur Facebook.

“L’agent fédéral Evan Dietrich a un secret. En fait, plusieurs secrets. L’un de ces secrets le force à prendre le maquis, pour échapper à des types déterminés à évaluer exactement ce qu’il sait. Quant à l’autre secret, c’est ce qu’il le pousse à rester caché, car il vient de réaliser qu’il ne peut même plus se fier à lui-même.

Si Dietrich avait toute sa tête, il brouillerait les pistes comme un pro, et personne ne le trouverait jamais. Certainement pas une bande de shadowrunners. Mais voilà, il n’a plus toute sa tête, et résultat, les shadowrunners se retrouvent en possession d’informations précieuses - et convoitées par les puissants de Seattle. Ce qui avait commencé comme un simple boulot se transforme en fuite effrénée pour sauver leurs vies, à moins que les runners ne parviennent à jouer les bonnes cartes et à transformer la situation en opportunité…”

[Galerie] Les villes de Shadowrun // Mark Molnar

Samedi 17 août 2013

Voilà une sélection d’illustrations de Mark Molnar représentant certaines des grandes villes de l’univers Shadowrun. Ces illustrations apparaissent dans le livre de base de SR5.

    • Seattle

    • Londres

    • Neo-Tokyô

    • Tenochtitlan

    • Berlin

    • Cheyenne

    Shadowrun Returns // Dead Man’s Switch

    Jeudi 15 août 2013

    Financé au travers d’une campagne participative sur Kickstarter, Shadowrun Returns est le premier jeu vidéo à voir le jour dans la franchise depuis le peu mémorable FPS multijoueurs sorti en 2007. Développé par Harebrained Schemes, société fondée par Jordan Weisman (le co-créateur de Shadowrun) et dans laquelle on retrouve de nombreux vétérans de FASA (par exemple Mike “SR3″ Mulvihill), Shadowrun Returns promettait beaucoup : le respect de l’univers Shadowrun, des combats au tour par tour, un gameplay RPG dans l’esprit de l’épisode Super Nintendo, des outils permettant aux fans de créer leurs propres scénarios…

    Shadowrun Returns, c’est en fait deux produits distincts : d’un côté la campagne de base, baptisée Dead Man’s Switch, et de l’autre les fameux outils. Ces derniers s’avèrent plutôt puissants, et l’on assiste déjà à l’apparition de nombreux modules créés par la communauté. Il s’agit assurément de l’un des gros points forts du jeu de Harebrained Schemes. Au passage, la direction artistique du jeu est de toute beauté, en particulier tous les éléments 2D (décors, portraits…). Les personnages en 3D sont un cran en dessous, avec des modélisations basiques et anguleuses.

    Un petit mot également sur la musique. Composée par Marshall Parker (à qui l’on doit les musiques de Shadowrun sur Super NES) et Sam Powell (compositeur de l’épisode Mega Drive), il s’agit de l’une des grandes réussites du jeu. Il s’agit tout bonnements de LA bande-son de Shadowrun.

    Quant à la campagne Dead Man’s Switch, elle propose une aventure à l’ambiance film noir se déroulant en 2054. Le joueur a la possibilité de créer son shadowrunner librement, en choisissant parmi les cinq races classiques de Shadowrun (humain, elfe, nain, ork, troll) et différents archétypes (samouraï des rues, mage, decker, adepte physique, rigger ou chamane). Tout commence dans une piaule miteuse, où le runner se terre depuis un run contre Renraku ayant mal tourné. C’est alors que le visiophone sonne. Il s’agit d’un message préenregistré, envoyé par un ancien collègue runner, Sam Watts. Sam a programmé ce message pour être envoyé automatiquement s’il venait à mourir. Il demande au joueur de découvrir qui l’a tué et pourquoi. A la clé, une récompense de 100 000 nuyens. Que ce soit par loyauté pour son vieil ami ou simple appât du gain, le joueur décide alors de retourner à Seattle mener l’enquête.

    Dead Man’s Switch propose une histoire solide (quoiqu’un peu convenue, surtout si l’on connait bien l’univers Shadowrun et les poncifs du roman/film noir), servie par une écriture de qualité, et bourrée de clins d’œils aux suppléments et romans de la gamme (en particulier Loup Solitaire de Nigel Findley). Jake Armitage, le héros du jeu Super Nintendo, fait également une apparition, de même que d’autres personnages dont on taira l’identité ici. Bref, le taux de “fan service” est assez élevé.

    Malheureusement, cette première campagne officielle est également très courte (une douzaine d’heures, sans se presser) et très linéaire. Il est assez frustrant d’être continuellement sur des rails, et de ne pas pouvoir revenir en arrière pour explorer certains lieux trop vite traversés. Dead Man’s Switch tient parfois plus du jeu d’aventure point’n'click que du RPG, si n’était la présence de nombreux combats, gérés de manière très similaire au récent remake de XCOM : Enemy Unknown. Il y a pire modèle, même si Shadowrun Returns reste loin de la profondeur offerte par XCOM. Il est d’ailleurs recommandé de jouer en mode difficile, afin de rencontrer un minimum de résistance, rendant le jeu d’autant plus fun.

    Cette linéarité signifie également que certains aspects du jeu sont sous-exploités. Les runs matriciels, au demeurant amusants, sont trop rares. D’autres éléments de gameplay, comme les lignes de ley visibles par les mages, ou les conduits d’aération praticables par les drones, sont également peu utilisées. Dead Man’s Switch comporte un peu de tout, mais de manière un peu superficielle. On sent que cette campagne tient surtout de la démo technique, destinée à donner aux moddeurs un aperçu des possibilités offertes par le moteur du jeu.

    Il s’agit donc d’une mise en bouche honnête, mais encore perfectible. On attend désormais de s’essayer aux créations des fans, sans oublier la future campagne berlinoise, prévue pour fin octobre, qu’on nous promet moins linéaire et plus ambitieuse.

    Notons pour finir que le jeu regorge de lieux et de personnages bien trouvés, que l’on aura envie de réutiliser dans ses parties du jeu de rôles papier. Ne serait-ce que pour cela, tout Maître du Jeu de Shadowrun se devrait de donner sa chance à Shadowrun Returns.

    Pour résumer ce que Fondation Draco a pensé de Dead Man’s Switch

    Points Forts:

    • Univers Shadowrun respecté
    • Fan service
    • Graphismes 2D
    • Musique
    • Histoire agréable à suivre
    • Qualité d’écriture
    • Quelques lieux et personnages mémorables

    Points faibles :

    • Eléments de gameplay sous-exploités
    • Rebondissements trop prévisibles
    • Trop grande linéarité
    • Durée de vie très courte
    • Personnages 3D pas terribles
    • Quelques erreurs de continuité

    Loup Solitaire // Nigel D. Findley

    Samedi 6 juillet 2013

    Troisième roman Shadowrun de Nigel Findley à bénéficier d’une nouvelle traduction française, Loup Solitaire se déroule en 2054, et met en scène Rick Larson, un flic de la Lone Star infiltré au sein du gang des Cutters. L’occasion pour l’auteur de donner une vision “de l’intérieur” de ce gang emblématique de Seattle, alors que la ville vit dans la paranoïa d’une nouvelle épidémie de SIVTA.

    Lorsque les Cutters rencontrent les représentants d’une mystérieuse mégacorporation elfique, Larson croise le regard du mystérieux “M. Nemo” et réalise qu’ils se sont déjà vus par le passé. La couverture de Larson vole en éclat et il devient un homme traqué à la fois par les Cutters, qui veulent sa peau, et d’autres organisations. Réalisant qu’il est devenu le proverbial “homme qui en savait trop”, mais lui-même n’est pas sûr de ce qu’il a bien pu découvrir de si important…

    Sans amis, sans alliés, sans personnes de confiance vers qui se tourner, Larson n’a d’autre choix que de se tourner vers les Ombres, et faire appel à des shadowrunners, qu’il considère pourtant comme la lie de la rue. Mais il va découvrir que les shadowrunners sont loin des clichés fermement ancrés dans son esprit formaté par l’entraînement de la Lone Star et la propagande corpo…

    Loup Solitaire propose une intrigue sympathique, divisée en deux parties bien nettes : la première moitié se focalise sur la vie de Larson au sein des Cutters, tandis que la seconde se concentre sur la cavale du flic déchu et son enquête visant à démêler les liens unissant les Cutters, la fameuse corpo elfique, et le mystérieux M. Nemo. Le shadowrunner Argent, personnage récurrent de Findley, joue un nouveau un rôle majeur dans l’enquête de Larson.

    Loup Solitaire souffre des mêmes éternels défauts des romans de Findley : les coïncidences y sont un peu trop faciles, les ficelles un peu trop grosses. C’est bien simple : tout ce que Larson découvre au cours de son enquête s’avère lié à la conspiration, même des choses apparemment sans rapport. A petites doses, c’est bien (c’est ce qu’on appelle le “Révolver de Chekhov“), mais lorsque ça devient systématique, l’intrigue perd une grande part de son mystère et donc de son intérêt. Dommage. A cela s’ajoute un fort degré de sexisme regrettable (les personnages féminins importants pour l’intrigue sont soit des bombes anatomiques toutes justes bonnes à alimenter les fantasmes du héros, soit des garces manipulatrices.)

    Autre grief, le ton parfois étrange de la traduction française. Je n’ai pas lu le roman en version originale anglaise, donc je ne critique l’emploi d’un langage souvent grossier dans la narration de Larson, que je présume tout à fait en phase avec le texte d’origine. C’est plutôt le choix des expressions employées, souvent très “pittoresques” (rappelant le monologue de Lambert Wilson sur les jurons français dans Matrix Reloaded), qui pousse à se demander si le traducteur n’est pas tombé dans le piège de l’exercice de style trop voyant. Dans tous les cas, cette débauche de jurons m’a parue plus agaçante qu’autre chose.

    Bref, Loup Solitaire est un roman Shadowrun correct, mais pas loin d’être le meilleur de Findley.