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Loup Solitaire // Nigel D. Findley

Samedi 6 juillet 2013

Troisième roman Shadowrun de Nigel Findley à bénéficier d’une nouvelle traduction française, Loup Solitaire se déroule en 2054, et met en scène Rick Larson, un flic de la Lone Star infiltré au sein du gang des Cutters. L’occasion pour l’auteur de donner une vision “de l’intérieur” de ce gang emblématique de Seattle, alors que la ville vit dans la paranoïa d’une nouvelle épidémie de SIVTA.

Lorsque les Cutters rencontrent les représentants d’une mystérieuse mégacorporation elfique, Larson croise le regard du mystérieux “M. Nemo” et réalise qu’ils se sont déjà vus par le passé. La couverture de Larson vole en éclat et il devient un homme traqué à la fois par les Cutters, qui veulent sa peau, et d’autres organisations. Réalisant qu’il est devenu le proverbial “homme qui en savait trop”, mais lui-même n’est pas sûr de ce qu’il a bien pu découvrir de si important…

Sans amis, sans alliés, sans personnes de confiance vers qui se tourner, Larson n’a d’autre choix que de se tourner vers les Ombres, et faire appel à des shadowrunners, qu’il considère pourtant comme la lie de la rue. Mais il va découvrir que les shadowrunners sont loin des clichés fermement ancrés dans son esprit formaté par l’entraînement de la Lone Star et la propagande corpo…

Loup Solitaire propose une intrigue sympathique, divisée en deux parties bien nettes : la première moitié se focalise sur la vie de Larson au sein des Cutters, tandis que la seconde se concentre sur la cavale du flic déchu et son enquête visant à démêler les liens unissant les Cutters, la fameuse corpo elfique, et le mystérieux M. Nemo. Le shadowrunner Argent, personnage récurrent de Findley, joue un nouveau un rôle majeur dans l’enquête de Larson.

Loup Solitaire souffre des mêmes éternels défauts des romans de Findley : les coïncidences y sont un peu trop faciles, les ficelles un peu trop grosses. C’est bien simple : tout ce que Larson découvre au cours de son enquête s’avère lié à la conspiration, même des choses apparemment sans rapport. A petites doses, c’est bien (c’est ce qu’on appelle le “Révolver de Chekhov“), mais lorsque ça devient systématique, l’intrigue perd une grande part de son mystère et donc de son intérêt. Dommage. A cela s’ajoute un fort degré de sexisme regrettable (les personnages féminins importants pour l’intrigue sont soit des bombes anatomiques toutes justes bonnes à alimenter les fantasmes du héros, soit des garces manipulatrices.)

Autre grief, le ton parfois étrange de la traduction française. Je n’ai pas lu le roman en version originale anglaise, donc je ne critique l’emploi d’un langage souvent grossier dans la narration de Larson, que je présume tout à fait en phase avec le texte d’origine. C’est plutôt le choix des expressions employées, souvent très “pittoresques” (rappelant le monologue de Lambert Wilson sur les jurons français dans Matrix Reloaded), qui pousse à se demander si le traducteur n’est pas tombé dans le piège de l’exercice de style trop voyant. Dans tous les cas, cette débauche de jurons m’a parue plus agaçante qu’autre chose.

Bref, Loup Solitaire est un roman Shadowrun correct, mais pas loin d’être le meilleur de Findley.

[Romans SR] Sortie de Loup Solitaire

Samedi 9 mars 2013

La parution des romans Shadowrun Vintage reprend de plus belle chez Black Book Editions avec la sortie de Loup Solitaire, un autre classique du grand Nigel D. Findley (à ne pas confondre avec la gamme de Livres dont Vous êtes le Héros du même nom, bien entendu). Comme les précédents ouvrages de la gamme, le roman bénéficie pour l’occasion d’une nouvelle traduction permettant au lectorat français de le découvrir enfin dans son intégralité.

Voilà le résumé présent sur le site de BBE :

2054 - L’agent de Lone Star Security Services Rick Larson travaille sous couverture pour faire tomber les Cutters, un gang qui a le vent en poupe. Mais quand sa couverture vole en éclat, l’opération est compromise. Et plus important encore, sa vie est menacée. Alors qu’il tente de s’échapper, Larson découvre une conspiration qui le conduit à emprunter un sentier inconnu : la cavale. Pour survivre, il va devoir composer avec ses convictions et traiter avec la pire vermine de la rue : les shadowrunners.

BBE précise toutefois que ce roman ne sera disponible qu’en boutiques spécialisées (type Descartes ou Starplayer) ainsi que sur sa boutique en ligne.

Résumé de la preview de SRR dans Game Informer

Samedi 19 janvier 2013

Bien qu’abordant Shadowrun Returns sous un angle didactique en s’adressant principalement aux gamers ne connaissant pas la franchise, la preview de 10 pages parue dans Game Informer nous apprend quelques nouveaux détails sur le jeu en cours de développement chez Harebrained Schemes.

  • Le jeu se déroule en 2054, à Seattle. Un deuxième scénario prenant place à Berlin sortira un peu plus tard.
  • Le point de départ de l’intrigue est une sinistre affaire de trafic d’organes.
  • Comme l’épisode Super Nintendo, Shadowrun Returns commence à la morgue.
  • Un enquêteur de la Lone Star nommé Mitch Macklusky est un personnage important, au moins au début du jeu.
  • L’ambiance “film noir” est l’une des inspirations majeures des développeurs
  • Les combats au tour par tour sont inspirés de XCOM (autant le jeu des années 90 que l’épisode sorti l’année dernière)
  • Bien qu’on ne créé qu’un seul personnage en début de partie, il est possible de recruter d’autres shadowrunners. En combat, le joueur contrôle tous les membres de son équipe (ils ne sont pas gérés par une IA)
  • Le système de dialogue est à base de mots clés
  • La partie “enquête” sera très développée

L’article est aussi l’occasion d’avoir un aperçu de l’éditeur de scénarios. On apprend notamment que les créations des fans pourront être notées par la communauté sur deux critères : leur qualité, et leur fidélité à l’univers Shadowrun.

Enfin on pouvait découvrir le nouveau design de Jake Armitage, le protagoniste de Shadowrun sur Super Nintendo, qui fera son grand retour en tant que personnage non-joueur.

[Galerie] APB Reloaded

Mercredi 22 août 2012

All Points Bulletin: Reloaded est un jeu d’action massivement multijoueurs free-to-play dans lequel gangs et forces de l’ordre s’affrontent.

>> Visiter : Le site officiel de APB: Reloaded

Demolition Man // Marco Brambilla

Mercredi 21 juillet 2010

(Auteur : Duanra)

Demolition Man est un film de 1993 réalisé par Marco Brambilla avec Sylvester Stallone, Wesley Snipes et Sandra Bullock. Ce film d’action futuriste et bourré d’humour nous offre deux niveaux de lecture : grosse production survitaminée qui explose de partout ou pamphlet contre une société liberticide pas tellement loin de ce que semble devenir les Etats-Unis. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : John Spartan (Stallone), un policier ultra violent mais super efficace se retrouve mis en stase cryogénique à cause de ses méthodes qui lui ont valu le surnom de Demolition Man.

Lorsqu’il se réveille, sur demande d’une fliquette passionnée du XXeme siècle (la jolie Sandra Bullock), c’est pour courir après son pire ennemi Simon Phoenix (Snipes) dans un monde « parfait » où la viande, l’alcool, les sports de combat, les « échanges de fluides » et tout ce qui rend la vie fun est devenu interdit faisant de ses habitants des pacifistes qui chantent nos jingles de pub en croyant qu’il s’agissait de tubes populaires de notre époque… Stallone d’ailleurs n’hésite pas à égratigner son image en se faisant traiter de primitif tout le long du film.

A coté de tout cela, le joueur/MJ de Shadowrun saura repérer de nombreux détails qui pourront lui servir de base visuelle ou d’inspiration pour ses parties : le look néo-japonais des tenues, les électro-matraques des flics, Los Angeles devenue San Angeles, un métroplexe digne du Seattle de 2060 et les égouts des rebuts qui sont, pour moi, la meilleure représentation possible de l’underground ork avec sa vie, ses commerces, sa faune…

Inspiration Shadowrun : lorsqu’un célèbre et dangereux détenu s’est évadé du quartier haute sécurité de la prison fédérale de Seattle, la prime mise sur sa tête était telle que toutes les équipes de runners se sont mises à lui courir après. Les rumeurs indiquaient qu’il avait trouvé refuge dans l’underground ork où il aurai des complices pour l’aider. Mais parmi les rares qui ont retrouvé sa trace, encore plus rares sont ceux qui ont réussi à survivre pour en parler. En les interrogeant et en comparant avec les dires des anciens complices du fugitif, les runners découvriront vite que cet homme est bien plus puissant qu’avant son incarcération. Aurait il subi des expériences afin de tester de nouveaux implants ? Sa fuite ne serait elle pas au final qu’un test grandeur nature pour évaluer ses nouvelles capacités ?

Inspiration Shadowrun : à la manière de « l’incident » de l’Arcologie Renraku, on peut très bien imaginer une autre arcologie fermée ou une autre forme de communauté autarcique, gérée par une IA ou un conseil de sages et qui a décidé de bannir et de punir tout ce qui serait mauvais pour ses protégés en construisant un monde aseptisé. Après une ou deux générations soumises à ce régime, les actuels occupants se complairaient dans leur vie sans violence, à manger des milk-shakes banane tout en chantant une pub débile. Il suffit de rajouter une sous-communauté de parias vivant dans les bas-fonds et cherchant à renverser le pouvoir ou à s’échapper de l’enclave et l’on obtient un beau petit décor de campagne qui devrait plaire aux fans du jeu Paranoïa.