[SRR] Dragonfall Director’s Cut

27 juillet 2014

Alors que Shadowrun Returns fête l’anniversaire de sa sortie, Harebrained Schemes vient d’annoncer la sortie en Septembre d’une version Director’s Cut de son extension, Dragonfall. Cette nouvelle version ne nécessitera pas le jeu de base pour fonctionner, et proposera plus de contenu. Ce Director’s Cut de Dragonfall sera gratuit pour tous les backers de Shadowrun Returns et tous les possesseurs de la version d’origine.

Plus d’information dans la vidéo ci-dessous.

[Sprawl Gangers] Prototypes

22 juillet 2014

Catalyst vient de poster une photo des premiers “prototypes rapides” des figurines de Sprawl Gangers.

Hardware // Richard Stanley

21 juillet 2014

Dans un futur post-apocalyptique, une population bigarrée survit au sein de “la Cité”, ilôt d’urbanisme en déliquescence au cœur de vastes étendues désertiques que l’on devine irradiées. Des pilleurs explorent le désert en quête d’artéfacts à revendre. Un beau jour, un de ces charognards découvre les restes à demi-ensevelis d’un robot. La tête du robot passe de main en main pour finir entre celles de Moses “Hard Mo” Baxter (Dylan McDermott), un ancien soldat qui décide de l’offrir à sa petite amie Jill (Stacey Travis). Artiste métallurgiste à tendance asociale, Jill vit cloîtrée dans un appartement ultra-sécurisé depuis qu’elle a commencé à soupçonner l’existence d’un pervers traquant ses moindres faits et gestes.

Ce que Mo ignore, c’est qu’il vient d’offrir à Jill le cadeau le plus empoisonné qui soit. Car le robot était un modèle M.A.R.K. 13, dont la mission est de “lutter contre la surpopulation”… en euthanasiant les humains excédentaires. Capable de se réactiver pour peu qu’il soit mis en contact avec un courant électrique et de s’auto-réparer avec des matériaux de récupération, le M.A.R.K. 13 est une redoutable machine à tuer. Et le voilà avec l’atelier d’une métallurgiste à disposition… C’est le début d’une longue nuit pour Jill, enfermée sans le savoir avec cet assassin d’acier.

Si on a souvent qualifié Hardware de “copie fauchée de Terminator“, le film est en réalité l’adaptation de Shok!, un comics paru dans les pages de la revue britannique 2000AD en 1981. Le comics se déroulait originellement dans l’univers de Judge Dredd, mais le film n’y fait aucune référence explicite, adoptant un univers plus franchement post-apocalyptique que Mega City One. Malgré tout, de nombreux ingrédients cyberpunk demeurent, du bras cybernétique de Mo au “méga-bloc” où habite Jill, en passant par les délires sous acide de Shades (John Lynch), personnage secondaire attachant qu’on devine trop gentil pour ce monde de merde. Résolument anti-système, le film inclut également des caméos amusants, comme Iggy Pop en DJ radio cynique, ou Lemmy Kilmister du groupe Motörhead en chauffeur de taxi.

Réalisé par Richard Stanley en 1990 avec un budget dérisoire, Hardware est, n’y allons pas par quatre chemins, un nanar. Mais un nanar d’auteur. Le cinéaste sud-africain a un vrai style, parfois aussi pompeux que cacophonique, mais on ne peut pas reprocher au film de manquer de personnalité. Il suffit de voir la mort d’un des personnages principaux, auquel le M.A.R.K. 13 a injecté une toxine mortelle et hallucinogène : on assiste, en temps réel, à la lente agonie du malheureux, dont le délire insoutenable finit par tourner à l’apothéose. Jill elle-même est tout sauf une héroïne dans la tradition d’Hollywood : la jeune femme se révèle cassante, difficile à vivre, et rejette sans mâcher ses mots le rôle d’épouse/mère. Mais poussée dans ses derniers retranchements et avec sa propre survie en jeu, elle fait preuve d’une force de caractère et d’une détermination que ne renieraient pas Ellen Ripley, l’héroïne de la saga Alien.

Hardware est un bon exemple de ces films de science-fiction sympathiques mais désargentés qui pullulaient au début des années quatre-vingt-dix. S’il a pris un gros coup de vieux, le film de Richard Stanley est chaotique, grandiloquent, révolté, engagé, glauque, gore, parfois absurde ou ridicule… et, fatalement, digne d’intérêt. Et on appréciera également sa formidable bande-son électro-industrielle, composée par Simon Boswell, incluant notamment la chanson The Order of Death du groupe Public Image Ltd.

Inspiration Shadowrun : Une série de meurtres provoque la terreur au sein de l’arcologie Renraku, reconvertie en logements sociaux par le gouvernement des UCAS et désormais connue sous le nom Arcology Commercial and Housing Enclave, ou ACHE. Alors que l’on croyait la menace Deus à jamais écartée, ces crimes inhumains sont rapidement mis sur le dos d’une des machines de mort conçues par l’IA démente. Des pilleurs explorant les étages scellés de l’arcologie auraient retrouvé ce drone tueur, et commis l’erreur de le réactiver. A moins qu’il ne s’agisse en réalité d’une conspiration corpo ou gouvernementale, pour faire le ménage au sein des populations défavorisées de l’ACHE…

[Crossfire] Kit de Démo disponible gratuitement en PDF

20 juillet 2014

Avis aux amateurs de jeux de cartes : le Kit de Démo de Shadowrun Crossfire est désormais disponible en PDF.

>> Télécharger : Les règles / Les cartes

Constantine // Francis Lawrence

19 juillet 2014

(Auteur de la chronique: Peregruzka)

On ne peut jamais prendre à la légère un exorcisme. Et ce n’est pas John Constantine qui va dire le contraire. Depuis son adolescence John voit des choses tellement effrayantes qu’elles vont finalement le pousser à une tentative de suicide. Sauvé par les médecins John revient de l’au-delà et sait avec certitude que l’enfer existe. En tant que suicidé il est condamné à y retourner après sa mort. Pour trouver une rédemption aux yeux du ciel, Constantine travaille ses dons et devient un exorciste avec une solide réputation.

Lorsqu’il intervient sur un cas à Los Angeles avec son apprenti Chas Kramer (Shia LaBeouf), l’exorcisme se révèle tout sauf banal. Il se trouve que le paradis et l’enfer n’interviennent jamais directement sur Terre : ils préfèrent influencer les humains à travers les « hybrides » - les gens qui servent d’hôtes pour les anges et les démons. Mais dans le cas présent, le démon cherche à utiliser la malheureuse possédée pour se matérialiser “en personne” sur Terre. Ce n’est pas la dernière infraction aux règles établies par le paradis et l’enfer que John va constater en enquêtant sur le suicide d’une jeune femme.

La sœur jumelle de la morte, Angela (Rachel Weisz) refuse de croire au suicide et souhaite trouver le responsable. Elle  va entraîner John dans des situations où il aura besoin de toute son intelligence et de tous ses contacts pour éviter d’être finalement broyé dans un plan diabolique et survivre aux machinations angéliques.

Constantine est un film fantastique de Francis Lawrence sorti en 2005, où Keanu Reeves interprète le personnage principal. Ce personnage apparaît pour la première fois en 1985 dans un comics écrit par Alan Moore, puis fait plusieurs apparitions avant d’avoir sa propre série intitulé Hellblazer trois ans plus tard. C’est Garth Ennis (Preacher, Punisher) qui écrit en 1991 l’histoire Dangerous Habits (numéros 41-46 de Hellblazer) dont quelques éléments vont être utilisés dans le film.

Comme la plupart des adaptations des livres ou des comics vers le grand écran le film Constantine s’est assez éloigné de sa source. Le Constantine des comics préfère éviter d’avoir à se battre et privilégie plutôt la ruse à l’affrontement direct. Dans le film, Constantine est brun et établi aux États-Unis, à Los Angeles, tandis que dans le comics, il est blond, et ne quitte qu’occasionnellement son Angleterre natale. Malgré ces différences, le film reste plaisant.

Le personnage blasé et cynique de Constantine des comics va inspirer d’autres auteurs dans l’utilisation du mélange de  genre : détective occulte avec des éléments d’horreur surnaturelle ou au contraire bien réaliste. D’ailleurs une série est en cours de production et compte revenir vers l’image du Constantine des comics.

Inspiration Shadowrun : Lorsque vous êtes embauchés par madame Johnson, la mission semble claire. La mort de sa sœur est classée comme un suicide mais votre Johnson refuse de le croire. Votre enquête  vous obligera à fouiller le métroplexe, du club privé pour les magos aux tours corpos en passant par les rues sordides des barrens et les hôpitaux ainsi que les morgues. Une fois lancés sur la piste vous n’aurez plus d’autre choix que de découvrir la vérité. L’alternative ? La mort. Pas seulement la votre mais également celle de la métahumanité.