Les affaires reprennent

26 janvier 2012

La malédiction qui semblait frapper les sorties françaises de Shadowrun semble enfin levée : Jungles Urbaines, après plus d’un an d’attente, est enfin disponible, tout comme Aztlan+Denver, le nouveau volume de la gamme Shadowrun Vintage. Black Book Éditions promet d’améliorer le rythme des sorties à l’avenir, et propose déjà Créatures du Sixième Monde en précommande.

>> Voir : La page de Créatures du Sixième Monde sur le site de BBE

TRON: Legacy // Joseph Kosinski

22 janvier 2012

A sa sortie en 1982, le film TRON de Steven Lisberger a mis en images la notion jusque-là très “virtuelle” de cyberespace. Le film narrait l’aventure de Kevin Flynn (Jeff Bridges), un concepteur de jeu qui se retrouvait transporté à l’intérieur du système informatique de la mégacorporation ENCOM. A l’intérieur du système (la “Grille), Flynn devra affronter la malfaisante intelligence artificielle MCP (Master Control Program) qui a pris le contrôle du système. Dans sa quête pour libérer la Grille, Flynn sera allié à plusieurs programmes sympathisants, Tron et Yori. Lors de son combat contre le MCP, Flynn mettra à jour la corruption du vice-président d’ENCOM, Ed Dillinger.

Presque vingt ans après la sortie de ce film culte, Lisberger a mis en chantier et produit TRON: Legacy, réalisé par Joseph Kosinski. Ce nouvel épisode met en scène le fils de Flynn, Sam (Garrett Hedlund). Lorsque Sam était enfant, son père (devenu entretemps CEO d’ENCOM) a mystérieusement disparu. Devenu un jeune adulte, Sam reçoit un message apparemment envoyé par son père, l’enjoignant à se rendre à la vieille salle d’arcade qui servait jadis d’antre à son paternel. Sans le vouloir, Sam réactive les anciens systèmes de numérisation et se retrouve à son tour propulsé dans le cyberespace. Il découvre un système entièrement sous le joug d’un programme informatique, CLU, qui a les traits de Kevin Flynn. Aidé par la belle Quorra (Olivia Wilde), une “ISO” (diminutif d’algorithme isomorphique, désignant ici une véritable forme de vie née dans le cyberespace - une Intelligence Numérique en somme), Sam va affronter CLU et tenter de retrouver son père, piégé au sein de la Grille depuis près de vingt ans…

TRON: Legacy souffre de nombreux défauts : des problèmes de rythme, un scénario au déroulement simpliste multipliant les allusions à des concepts intéressants mais jamais vraiment exploités… En revanche, le film est une réussite artistique totale : la cure de rajeunissement apportée à l’univers visuel emblématique est un vrai régal pour les yeux. La musique également est très réussie, la bande-originale étant signée par le duo Daft Punk (que l’on devine très encadré par Hans Zimmer) dans un registre que l’on pourrait qualifier d’électro-épique. Les acteurs sont également très bons, et apportent à cet univers virtuel l’humanité nécessaire : mention spéciale à Jeff Bridges qui interprète le double-rôle du “vieux” Kevin Flynn, devenu une sorte de prophète zen de la Matrice, et de CLU, rajeuni de vingt ans par la magie de la performance capture (le résultat est plus convaincant dans le cyberespace que lors des flashbacks dans le monde réel, sans doute car notre esprit, sachant que CLU est supposé être un personnage virtuel, parvient à oublier le sentiment d’uncanny valley). Notons également la présence d’Olivia Wilde, l’atout charme du film, qui avec ce film est sans aucun doute devenue un fantasme instantané pour toute une nouvelle génération de geeks.

TRON: Legacy n’atteindra probablement pas le statut culte de son prédécesseur à cause des faiblesses de son scénario, mais reste néanmoins un pur plaisir visuel et sonore qui se regarde sans déplaisir. Et derrière son histoire en apparence un peu bateau, l’amateur de cyberpunk saura déceler des thématiques réellement intéressantes, particulièrement en phase avec le monde de Shadowrun post-Émergence.

Inspiration Shadowrun : Dans les tréfonds d’un système corporatiste isolé, des formes mineures d’Intelligences Numériques ont commencé à apparaître. C’est l’opportunité d’étudier ces entités méconnues et peut-être de mieux comprendre les circonstances entraînant leur apparition spontanée. Mais le programme de sécurité du système considère ces entités comme “parasites” et entreprend de les traquer pour les effacer. Lorsque la corporation cherche à le désactiver, il devient conscient et prend le contrôle du système. Mr. Johnson a engagé les runners pour pénétrer dans le système afin “d’exfiltrer” les Intelligences Numériques “survivantes”. Mais la situation pourrait engendrer la naissance d’un nouveau Deus…

Zero History // William Gibson

22 janvier 2012

>> Voir aussi : Indentification des schémas (Littérature)
>> Voir aussi : Spook Country (Littérature)

Après un Spook Country un peu décevant, William Gibson revient en grande forme avec Zero History, troisième acte de sa “trilogie Blue Ant” débutée avec Identfication des Schémas. L’écrivain continue d’explorer cette époque étrange qu’est la nôtre. Zero History est la suite directe de Spook Country, et on réalise très vite que ce précédent roman n’était en fait que le prologue de celui-ci.

Les deux personnages principaux de Zero History, Hollis Henry et Milgrim, étaient déjà ceux de Spook Country mais ont évolué entre les deux ouvrages : Hollis, ex-chanteuse de rock underground devenue journaliste bohème, se retrouve à une période charnière où elle doit décider quoi faire de sa vie. Milgrim, qui à l’époque de Spook Country était un interprète russe-anglais perpétuellement drogué, est désormais désintoxiqué et travaille désormais pour Hubertus Bigend, le magnat belge de la publicité. Milgrim est le personnage idéal pour Gibson : ayant passé la dernière décennie dans un flou artistique permanent, il redécouvre avec un regard “vierge” un monde devenu franchement bizarre après les évènements du 11 septembre 2001.

L’autre personnage essentiel de Zero History est bien entendu Bigend. Toujours plus ambitieux et manipulateur, Bigend voit le monde comme son échiquier personnel et utilise les différents protagonistes comme autant de pions pour arriver à ses fins. Le caractère déplaisant de Bigend est particulièrement mis en avant lors des chapitres mettant en scène Hollis, qui souhaite plus que tout couper ses liens avec Bigend et sa firme Blue Ant. Mais cette fois-ci, l’homme aux costumes bleu Klein doit également faire face à des conflits internes à Blue Ant qui risquent de faire dérailler ses plans bien huilés…

Comme Identification des Schémas et Spook Country, l’histoire de Zero History est propulsée par un McGuffin : après les fragments de films et les iPods, Bigend cherche désormais à percer le secret de Gabriel Hounds, une marque de vêtements qui génère un important buzz. Nul ne sait qui fabrique ces vêtements, qui ne peuvent être acquis que lors de ventes privées. Lancés sur la piste de ce mystérieux styliste, Hollis et Milgrim voyageront entre Londres et Paris. En arrière-plan Gibson étudie les liens unissant la mode à l’industrie militaire, et le culte du “soldat” dans l’inconscient collectif du XXIème siècle.

Avec son intrigue rondement menée, ses personnages charismatiques (étonnant de découvrir qu’une fois sevré, Milgrim puisse avoir du caractère et de la personnalité !), un vrai suspense, et le regard acéré de l’auteur sur notre société, ses codes et ses contradictions, Zero History s’impose comme un grand cru de la part d’un des grands auteurs de notre époque (dans tous les sens du terme).

Inspiration Shadowrun : une mystérieuse marque de vêtements commence à faire parler d’elle dans les Ombres. Le style, la méthode de distribution “sous le manteau” savamment orchestrée, tout donne à croire que le fabricant cherche spécifiquement à toucher le marché des shadowrunners. Mr. Johnson veut découvrir qui se cache derrière ce mystérieux label, mais les runners découvrent rapidement qu’ils ne sont pas les seuls à mener l’enquête…

TRON: Uprising

18 janvier 2012

Quoi que l’on pense du film, il est indéniable que TRON a influencé de manière indélébile notre vision du cyberespace. La saga sera bientôt de retour, à la télévision et en série animée, sous le nom TRON: Uprising. Se déroulant entre les évènements de TRON et ceux de TRON: Legacy, la série possède une qualité graphique indéniable. Constituée de 10 épisodes, elle devrait démarrer à l’été 2012 aux États-Unis sur la chaîne Disney XD.

The Laughing Phone

17 janvier 2012

Cela fait des années que je cherche une coque pour mon smartphone, sans parvenir à trouver la perle rare. Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, j’ai décidé de la faire faire sur mesure, via le site Gelaskins. Inutile de dire que mon téléphone arbore désormais fièrement les couleurs de Shadowrun, en l’occurence l’une de mes illustrations préférées du jeu : Harlequin par le grand Gerald Brom.